4 révolutions en une

Publié: juillet 26, 2013 dans Uncategorized

La culture numérique introduit une révolution dans la relation au savoir, dans la relation aux apprentissages, dans le fonctionnement psychique et dans les liens et la sociabilité.

4 révolutions

  1. La culture du livre est une culture de l’Uni-tâche, alors que la culture numérique est une culture du poly-tâche, du multiple.

 

La culture du livre implique de lire un livre à la fois, un seul lecteur et un seul auteur. Chaque tâche est unique et elle implique de réaliser une seule tâche à la fois. La relation au savoir est verticale : le livre « sachant » s’adresse à l’ignorant dans un dialogue privilégié.

 

La culture des écrans, c’est tout le contraire. C’est une culture qui implique plusieurs écrans ou fenêtres, plusieurs spectateurs, plusieurs créateurs (les créations y sont plus collectives, ce qui pose notamment des questions profondes à notre conception du droit d’auteur). La culture numérique permet de mener plusieurs tâches en parallèle, des tâches toujours inachevées et provisoires, contrairement au monde du livre. Dans la culture numérique, la relation au savoir se déploie de manière horizontale et multiple, sur le modèle de Wikipédia.

 

  1. Le passage d’une culture à l’autre joue également un rôle dans la relation aux apprentissages. Alors que la culture du livre est centrée sur la temporalité et la mémoire, celle du numérique favorise une pensée spatialisée.

 

La culture du livre, elle, favorise une pensée linéaire, sur le modèle du langage (c’est-à-dire une succession de mots, de lignes, de paragraphes). Avec le livreles apprentissages se font par une pratique répétitive et la mémoire.

 

Là encore, la culture numérique est tout le contraire. Les apprentissages se font par changement de stratégies et de raisonnements, par essai-erreur. Elle favorise notre capacité à faire face à l’imprévisible. Dans le jeu vidéo, le joueur doit constamment réajuster sa stratégie, ses objectifs.

 

  1. La culture du livre et des écrans induit une révolution dans notre fonctionnement psychique.

 

Dans la culture du livre, l’identité est stable, unifiée… C’est l’individu qui prime. Quand une identité change c’est après un évènement essentiel dont on expose l’avant et l’après.

Dans la culture numérique, les identités sont définies en référence à l’espace social. La personne n’est pas un individu, car elle a plusieurs identités, profils ou avatars. « C’est un « dividu » ». La culture numérique valorise les identités multiples.

 

  1. Enfin, ce passage d’une culture à l’autre révolutionne la sociabilité.

La culture du livre favorise une proximité physique, forte, basée sur les liens forts, la culture du numérique privilégie les relations élastiques et activables, ce que l’on appelle les liens faibles. La définition du mot « ami » ou même « abonné » ou encore « follower » = un clic suffit à être intégré à une liste privilégiée de liens. La relation épistolaire et la web-cam.

 La culture du livre et celle des écrans sont avant tout complémentaires

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